Actualité

2015-2021 : bilan de mi-mandat

Publié le 07/06/2018

2015-2018, à mi-mandat, l'éxecutif Départemental dresse un bilan des 3 premières années de sa mandature.

Partager :
Imprimer :
François SAUVADET

François Sauvadet, Président du Conseil Départemental de la Côte-d'Or, revient sur 3 ans d'action du Département au service des Côte-d'Oriens.

Interview François Sauvadet

Votre majorité départementale a été élue en mars 2015 sur 15 engagements. Pouvez-vous nous les rappeler ?

Nous avions proposé 15 engagements pour construire une Côte-d’Or dynamique et solidaire. Un programme volontariste dans un contexte institutionnel, politique et budgétaire bouleversé. Après trois ans, nous pouvons affirmer que les engagements pris ont été tenus. Nous avons maintenu un fort niveau d’investissement, faisant du Département le premier investisseur de Côte-d’Or.

Nous nous étions par ailleurs engagés à préserver notre présence sur 100 % du territoire, nous l’avons fait. Enfin, nous avons réussi à engager tout cela avec moins de moyens et de dotations de l’Etat. En 2015, nous avions dit que nous n’augmenterions pas les impôts. Là encore, engagement tenu pour la 5e année.

En 2015, il s’agissait d’assurer une certaine continuité dans les politiques impulsées depuis 2008…

Tout n’a pas débuté en 2015. Le déploiement de la fibre, le soutien aux communes et aux territoires, les aides aux entreprises et aux agriculteurs, l’accompagnement des associations, des acteurs du sport, de l’éducation, du tourisme ou de la culture, les politiques sociales en direction des jeunes, des familles, des personnes handicapées ou de nos aînés sont le fruit d’un travail initié depuis plusieurs années. En 2015, il s’agissait à la fois de préserver ces politiques qui avaient montré leur efficacité et de leur donner un nouveau souffle.

Depuis 2015, le contexte institutionnel, politique et budgétaire a fortement évolué. Qu’est-ce qui a changé pour le Département ?

Bouleversement institutionnel, oui avec le big-bang de l’organisation territoriale et l’avènement des grandes régions et des métropoles. Certains ont pu croire que cette nouvelle organisation serait fatale aux Départements. Au contraire, ils sont apparus, plus que jamais, comme autant de collectivités de proximité, comme des maillons essentiels entre des grandes régions éloignées des citoyens et des métropoles focalisées sur le fait urbain.

Le Gouvernement disait également opérer une "clarification" des compétences. Avec le recul, c’est tout l’inverse ! Les Départements ont notamment perdu les compétences transports et économie, qu’ils exerçaient depuis des dizaines d’années. Résultat ? La Région gère désormais les transports et l’économie mais la réactivité et la proximité qui caractérisaient l’action des Départements ont disparu au profit d’une gestion éloignée des administrés.

Bouleversement politique encore avec l’élection d’Emmanuel Macron, qui apparaît clairement comme le « président des villes ». Bouleversement budgétaire enfin. Depuis 2012, les dotations financières de l’Etat ne cessent de baisser. Le manque à gagner pour le Département représente 28 millions d’euros par an. Dans le même temps, les dépenses sociales augmentent fortement en raison de la crise.

Moins de recettes, plus de dépenses contraintes : je vous laisse faire le calcul. Faire un budget efficace devient un casse-tête. Et le plafonnement des budgets décidé par l’actuel Gouvernement aura de lourdes conséquences sur les futurs investissements.

Alors que nous ne sommes qu’à mi-mandat, pourquoi ce bilan ?

En 2014, le Conseil Général était renouvelé par moitié tous les trois ans. C’était à chaque fois l’occasion de dresser le bilan des actions mises en œuvre, de valider par l’élection les politiques menées et de tracer les perspectives pour les trois ans à venir.

Maintenant que l’Assemblée départementale est élue pour six ans, il nous a semblé légitime de revenir devant les Côte-d’Oriens à mi-mandat. Pour leur rendre des comptes.

Une sorte d’évaluation des politiques départementales pour les adapter si besoin ?

Tout à fait. Certains de nos engagements de 2015 nécessitent d’être revus sous l’angle de la nouvelle organisation institutionnelle. Par exemple, il n’est pas question de nous désintéresser du soutien aux agriculteurs ou du devenir des transports scolaires, pour lequel j’exercerai un droit de suite.

Nous avons donc décidé de confronter le bilan de nos trois premières années de mandat au jugement des Côte-d’Oriens. Comment perçoivent-ils notre action ? Qu’attendent-ils de nos politiques ? Que pouvons-nous améliorer ? Il s’agit d’affiner nos dispositifs pour tenir compte des réalités vécues au quotidien.

Nous allons consulter les Côte-d’Oriens. A travers cet exercice de démocratie directe, l’objectif est de prendre en compte leur avis dans l’élaboration des politiques départementales et de nos prochains budgets.

Dans un contexte budgétaire tendu, nous devons dire la vérité aux Côte-d’Oriens : on ne pourra pas faire autant, avec des moyens financiers qui ne cessent de baisser, malgré les efforts déjà accomplis par nos agents à qui je veux rendre hommage.

François SAUVADET

Président du Département de la Côte-d’Or