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La guerre des trains

Principal moyen de transport de masse de la Grande Guerre, le train joue un rôle essentiel dans l’organisation du front. Placées sur deux axes nord-sud en relation avec des lignes secondaires est-ouest, Dijon et Is‐sur-Tille sont des gares régulatrices chargées des ravitaillements et de l’orientation des convois vers leurs destinations finales, certains étant formés sur place. De 1914 à 1918, elles connaissent un énorme trafic de soldats, de matériels et de marchandises vers le nord et l’est comme de trains de blessés en provenance des fronts de Lorraine et de Champagne (un million de passages à la gare de Dijon en 1916 - 1917).

La guerre des trains

Châtillon-sur-Seine, train en partance pour le front

 

Un train d’avance

Particulièrement bien située et bien équipée dans le domaine ferrovière, la Côte-d’Or devient un lieu stratégique pour le va-et-vient des troupes vers le front et l’organisation d’une logistique démultipliée sur tous les fronts. La présence en soutien de plusieurs milliers d’Américains en témoigne fortement.


En temps de guerre, après avoir été assaillis par les hommes et les familles faisant leurs adieux, les quais de gare le sont par les caisses et les tonneaux de ravitaillement. Des trains aux hôpitaux en passant par les chevaux, sans oublier l’accueil des Américains, la Côte-d’Or, en soutien des lignes de combat, tient son rang au premier plan.


Le “Poilus-Palace” est alors le doux nom donné par les Poilus eux-mêmes à la cantine installée à la gare de Dijon à partir du 15 avril 1916. Les permissionnaires et autres soldats peuvent y déguster des plats simples et de bons vins. A la pointe de l’accueil, la gare dispose d’une salle de lecture permettant aux soldats de se détendre quelques instants en attendant le train qui les ramènera chez eux… ou les conduira à nouveau sur le champ de bataille.


Entre 1914 et 1918, les chemins de fer sont un pilier essentiel de l’organisation militaire. Ils acheminent les hommes, les denrées et le matériel nécessaires vers le front. Ils en ramènent les soldats en permission et les blessés. Dijon, idéalement située joue un rôle majeur dans ce grand va-et-vient. A Vonges, on s’appuie également sur la voie ferrée pour réceptionner les matières premières de la poudrerie et envoyer les explosifs attendus à l’avant. Les trains sont très sollicités, les chevaux tout autant, surtout au début des affrontements. C’est sur l’actuelle place Wilson à Dijon, alors place du Peuple et la place de la République, qu’une commission recense les chevaux venus des campagnes alentours avec l’objectif de les envoyer en première ligne. Heureusement pour les paysans de l’époque et les animaux eux-mêmes, la cavalerie se montrera trop fragile face à l’artillerie et finira par être remplacée par des véhicules armés.

 

Châtillon-sur-Seine, juillet 1915, train de blessés en gare


Les Américains dans la place


Les trains permettent donc à de nombreux soldats de partir au front situé plus à l’Est. C’est aussi par la gare que transitent les blessés, de plus en plus nombreux, faisant de la capitale des Ducs l’une des plus importantes gares de répartition. Un mois à peine après le début des combats, Dijon-Ville et Porte Neuve reçoivent en escale plus de 40 000 blessés et malades.


L’Etat s’appuie sur la Croix Rouge qui s’est particulièrement illustrée dans le soutien aux troupes. Partout dans le département, d’autres hôpitaux voient le jour. A Beaune notamment, où le collège Monge et le lycée agricole et viticole reçoivent un temps les blessés. Puis les Américains arrivent en renfort en 1917. Déjà bien organisées et équipées, les forces US installent à Beaune un immense hôpital qui ne cessera de s’agrandir pour finalement disposer de 10 000 lits. Plus près de Dijon, c’est à Is-sur-Tille qu’ils installent une base logistique. En 1918, plusieurs milliers de soldats composent ce contingent venu d’Outre-Atlantique dans une Côte-d’Or décidément très engagée dans les lignes arrières.
 

Brion-sur-Ource, octobre 1916, train accidenté transportant de la paille pour le front

 

 

Is-sur-Tille, Gare régulatrice, la passerelle conçue pour déplacer les blessés.
Tirage papier - coll Archives Départementales De la Côte‐d'Or.

 

 

 

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