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Un monde de croix et de deuil

Le retour à la paix rend plus que jamais nécessaire l’organisation du deuil. La plupart des corps retrouvés des treize mille soldats côte-d’oriens morts au combat sont enterrés dans les cimetières militaires aménagés près des champs de bataille. Toutefois, des familles côte-d'oriennes obtiennent le rapatriement de quelque deux mille cinq cents d'entre eux. Quelques autres encore reposent dans les carrés militaires des cimetières communaux (celui du cimetière des Péjoces à Dijon est l’un des plus importants de France), près de leurs frères d’arme des différentes nations décédés comme eux à l’arrière des suites de leurs blessures.

Un monde de croix et de deuil

Cadavre de soldat allemand en décomposition

 

13 000 Côte-d’Oriens morts au combat


Le bilan de la Grand Guerre est lourd pour le département. Il se traduit par le plus bas niveau de recensement au lendemain du conflit. Un engagement très cher payé.


Très vite après la déclaration de guerre du 28 juillet 1914, les forces armées se mobilisent partout sur le territoire. Dès le 1er août, les soldats du 10e régiment d’infanterie (RI) d’Auxonne quittent la caserne avec entrain, convaincus que le conflit ne durera pas. Quelques jours plus tard, 3 332 hommes partent pour les Vosges rejoindre les premiers combats. En octobre, ils retrouvent les régiments côte-d’oriens de la 15e division d’infanterie dans la Meuse. Et découvrent l’horreur, la guerre de positions dans le froid et la boue, au contact de ceux qu’ils appellent des “Boches”. D’autres Côte-d’Oriens sillonnent la France avec leur division. Le soldat Louis-Joseph Bourgogne, originaire de Gigny près de Beaune, est ainsi affecté au 210e régiment d’infanterie. Dans une lettre adressée à sa famille le 6 janvier 1915, il raconte son quotidien : “Nous étions constamment en corvées, à vider l’eau des tranchées car il pleuvait jour et nuit, remplir des sacs de terre, aller chercher des munitions en arrière, de la paille…


Pendant ce temps, les Poilus côte-d’oriens venus des 21e et 109e RI alternent les périodes de repos et de passage dans les tranchées. Alors qu’une majorité d’entre eux sont les héros involontaires de ce gigantesque carnage, tous ne se font pas remarquer de belle façon.


Un lourd tribut


Ainsi, ce général Louis Curé qui ne marquera pas l’histoire pour ses faits d’armes. Il est le premier de ce grade à être limogé de l’armée pendant la 1re Guerre mondiale. À Mulhouse, il entre fièrement dans la ville après avoir progressé sans grande résistance de la part de l’armée allemande. Pourtant cette dernière, renforcée, tente d’encercler la 14e division d’infanterie. Ayant peur d’être pris en tenaille, le général Curé bat alors en retraite. “Sans raison valable” estime Joffre qui le relève aussi sec de son commandement… avant de lui rendre ses galons et son grade quelques semaines plus tard par manque d’officiers supérieurs.


L’aventure restera heureusement anecdotique. De son côté, bien qu’il ne fut pas Côte-d’Orien, Georges Guynemer est un exemple parmi d’autres du rôle que la Côte-d’Or aura à jouer pendant la Grande Guerre. A l’image de ce pilote héroïque, de nombreux hommes du département paieront de leur vie leur engagement sur le terrain des combats. 13 000 d’entre eux, si l’on en croit les terribles statistiques publiées à l’issue du conflit.
 

Tranchée dans les Dardanelles

 

 

Beaune, 1919, au milieu des tombes françaises.
Tirage papier - coll. Bibliothèque Gaspard Monge De Beaune – fonds américain.

 

 

 

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